"J'avais envie de lui dire que son absence avait éteint ma bougie, voilé mon étoile, donné des ailes à mes bonheurs qui se sont aussitôt envolés."
J’ai découvert ce roman en feuilletant mon magazine "LivrEscQ"
J’ai aussitôt voulu découvrir l’histoire de
son roman et comme le résumé était énigmatique, j’avais eu envie d’en savoir plus.
C’est un roman qui se subdivise en chapitres titrés les uns signés par Selma les autres par Kahina.
Deux femmes algériennes, l’une est veuve l’autre est célibataire, l’une avait interrompu ses études pour se
marier suite à une déception amoureuse, l’autre est étudiante.
Mais qu’est ce
qui relie ces deux femmes?
Je dirai d’abord une Ville : ALGER que chacune
décrit selon son état d’âme,. Ensuite, elles travaillent ensemble et enfin toutes les deux souffrent de l’amour, par amour et à travers
l’amour.
Elles sont différentes de par leur niveau social, leur
projet et leur situation mais le destin va les réunir, voire les unir pour vivre
la même histoire et aimer le même homme.
Nous découvrons au fil de la lecture pourquoi l’auteure a
choisi L’emprunt comme titre. L’emprunt, veut dire que nous ne possédons pas ce
que nous empruntons. L’emprunt rime bien avec le faux-semblant, l’usurpation
aussi. Mais qu’est ce qui peut pousser une femme a emprunté l’identité d’une
autre pour vivre quelques moments de bonheur ?
Je ne veux pas donner beaucoup de détails parce que le
charme de ce beau roman réside dans sa
trame : des faits inattendus, des coïncidences.
Ce n’est pas un roman d’amour mais j’ai aimé comment Selma et Kahina
parlent de ce noble sentiment. Elles souffrent mais n’en veulent pas à l’amour.
Elles en veulent à l’autre : l’homme. Celui qui n’a pas su aimer.
"nhabek, n'habek, matrouhch, matkhelinich" (je t'aime , je t'aime, ne pars pas, ne me quitte pas)
L’auteur écrit a une belle plume. Les mots sont beaux à
certains chapitres, ils nous emportent, ils nous pénètrent et nous libèrent. A
certains passages, on s’arrête pour dire : « Absolument » « c’est
exactement ce que je ressens ».
Mais je reproche, malheureusement, la longueur des phrases et la
lourdeur de certaines expressions.
Toujours au niveau de la forme, il y a quelques fautes (de frappe sûrement mais gênants)
J’ai aimé le jeu des pronoms aussi . Quand c’est Selma qui
parle, le « Tu » est son outil
pour s’adresser à son ex-amoureux, pour lui reprocher son comportement, ses
agissements, un « tu _ accusateur » et des fois « agressif » qui m’a fait détester le
personnage de Yazid. Chez Kahina le « JE »
est agréable, elle parle d’elle, de
ses rêves anciens, de son histoire d'amour de son mariage, de sa famille,... J’ai aimé ce personnage et j’aurai aimé le voir plus peaufiné avec
plus de matière, plus expressif, j’aurai aimé lire Kahina plus que Selma.
Nous avons droit aussi au "jargon" médical puisque Djoher Wallis est étudiante en médecine. Un clin d'oeil à l'hôpital, à la prise en charge des malades et à l'avidité des secteurs qui gravitent autours.
Djoher Wallis, algéroise, étudiante en médecine.







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